Ça fait quelques jours que l'un ou l'autre démarcheur sonne aux portes des habitations de Verviers - peut-être aussi des communes voisines - avec le même argument : « Bonjour, comme chaque année, on passe pour les pompiers. » Première interrogation : on n'est pas à la fin de l'année, époque des étrennes, des « dringuelles ».

Deuxième surprise : les dons sollicités se montent à un minimum de 10 ?, le prix d'un fascicule.

Troisième indice : le démarcheur présente une carte d'une soi-disant association d'aide au secours - ou quelque chose comme ça - et non une carte faisant référence aux pompiers de Verviers ; il y a quelques jours, quand une habitante de Verviers le lui a fait remarquer, il lui a répondu que « c'est pour les pompiers du Hainaut » ; et quand cette Verviétoise, de plus en plus suspicieuse, lui a souligné que « ici, c'est Verviers », il lui a rétorqué que « oui, mais on fait tout le Hainaut » !

Visiblement, il s'agit d'une demande de dons qui ne sont nullement destinés aux pompiers de Verviers. C'est d'ailleurs ce qu'a confirmé la Ville de Verviers, ce mardi, dans le communiqué de presse suivant...

« Depuis quelque temps, les habitants et commerçants de notre ville sont sollicités par des collecteurs d'une association se présentant comme un groupement d'entraide pour les membres des services de secours (pompiers, agents de la protection civile, membres de la Croix-Rouge, etc.). Par l'utilisation de sigles ou logos fréquemment utilisés par lesdits services de secours ou rappelant fortement ceux-ci, par des propos parfois équivoques ou par leurs attitudes, les collecteurs de cette association peuvent laisser croire aux citoyens verviétois qu'ils travaillent en collaboration avec les services de secours officiels de notre ville ou au bénéfice de ceux-ci et de leurs agents, insiste l'administration communale, qui précise que « ni la Ville de Verviers ni le service régional d'incendie ne cautionnent, n'encouragent et ne soutiennent en aucune manière de telles pratiques. »

Arnaque ?

« Dans l'état actuel de la législation, poursuit le communiqué, il est très difficile voire impossible d'interdire à des associations privées de faire ainsi référence de manière directe ou indirecte à des services officiels de secours. Les pratiques de ces associations ou groupements, si elles ne sont donc pas toutes forcément répréhensibles aux yeux de la loi, doivent cependant engendrer la plus grande prudence chez celles et ceux qui sont ainsi sollicités, soit à titre privé, soit à titre professionnel. » En résumé et en forme de conclusion : « En tout état de cause, la décision de faire un don, d'adhérer à ce type d'association ou d'acheter soit un journal soit un autocollant, demeure le libre choix de chacun. Mais nos concitoyens doivent savoir que leurs dons, adhésions ou cotisations ne profitent pas aux services de secours de notre ville. »